Gròs Santoun
Gròs Santoun est un imagier de la Provence rurale. Petite encyclopédie intime de son quotidien, Bettina Henni y a collecté par le dessin des objets et figures liés aux traditions populaires, à la nature, à l’artisanat et à la vie paysanne. Chaque objet, dessiné sur un socle, est accompagné de son nom en provençal : c’est un peu comme un catalogue de santons ! Un catalogue d’objets qui nous plonge dans l’imaginaire de la Provence, celle des artisan.es, des cueilleur.ses, des paysan.es…
« Ces objets sont ceux qui m’entourent. Rassemblés, ils parlent de cueillette de plantes, de distillerie, des copains et copines bergers, paysans, brasseurs, menuisiers, potiers, pierraillers, enduiseurs, etc. Ce sont des objets intimes qui embrassent encore la main de l’Homme, qui parlent de son rapport à l’outil, au savoir-faire, aux plaisirs de faire et d’être en lien avec les matières, les techniques, l’environnement, le milieu, le vivant. Des santons, je retiens à la fois une certaine description de la Provence, au travers des métiers, des rôles de chacun·e, mais aussi et surtout le rituel : collectionner, cueillir le décor, la mousse, les écorces, et ajouter les personnages. J’aime que tout soit au même niveau : les arbres, les plantes, les objets, les gens, les animaux, les outils, parce que tout ça raconte ! »
Née en 1984 à Nice, Bettina Henni vit et travaille actuellement à Saint-Ferréol-Trente-Pas dans la Drôme. Après des études de graphisme à Lyon puis d’illustration à Strasbourg, elle fonde avec Alexis Beauclair la minuscule imprimerie Riso Papier Machine. Elle participe à des aventures éditoriales collectives (Revue Lagon, Tandem, Belles illustrations), des expositions et a publié notamment des dessins pour le New York Times, Le Tigre ou Article 11.


